L'antisèche d'OM - PSG (2-1) : Une leçon de tout, mais surtout d'envie

COUPE DE FRANCE – Si le score a été serré, si Paris n'a pas été loin d'égaliser en fin de match, l'OM a cependant mérité son exploit face au PSG (2-1) mercredi en 8e de finale. Dans l'approche tactique, la dimension athlétique, mais surtout l'envie de vaincre, les Marseillais ont été nettement supérieurs aux hommes de Christophe Galtier. Qui, comme son équipe, est passé à côté de l'événement.

L'OM a signé l'exploit face au PSG de Sergio Ramos et Neymar

Crédit: Getty Images

Le jeu : L'audace a payé

L'OM a pris de gros risques. C'est son jeu et il a bien fait de s'y attacher. Son bloc haut, son pressing de tous les instants et son engagement nettement supérieur lui ont permis d'étouffer un PSG trop imprécis techniquement pour sortir le ballon. L'audacieuse stratégie marseillaise avait ses limites, avec quelques boulevards offerts à des Parisiens qui ont manqué de justesse pour en profiter. L'énorme débauche d'énergie physique de leur jeu a poussé les Olympiens à reculer quand ils avaient l'avantage au score. Ils l'ont payé en toute fin de première période, pas en deuxième où ils ont su tenir pour signer une victoire méritée. Même si ça a tenu à une barre.

Les joueurs : Rongier a mangé Messi

C'était le coup tactique d'Igor Tudor. Faire reculer Valentin Rongier dans l'axe de sa défense à trois pour s'occuper du cas Leo Messi. Son plan a parfaitement fonctionné. L'Argentin n'a quasiment pas existé, comme Fabian Ruiz et Vitinha, invisibles au milieu de terrain. Neymar n'a pas été beaucoup plus à son avantage, et il a commis une erreur fatale exploitée par Chancel Mbemba sur le deuxième but olympien. Le défenseur de l'OM a incarné la rage de vaincre marseillaise, comme Samuel Gigot, Cengiz Ünder ou Mattéo Guendouzi. Alexis Sanchez et Ruslan Malinovskiy, auteur d'un but superbe, ont fait beaucoup de mal à la défense parisienne par leurs mouvements incessants.

Le facteur X : Nuno Mendes a failli tout changer

Il fallait aussi un peu de réussite pour que la recette marseillaise ait du succès. Il y en a eu en première période sur un poteau de Neymar. Mais surtout au bout du temps additionnel, sur une tentative de lob inspirée de Nuno Mendes. Battu, Pau Lopez a été tout heureux de voir le ballon renvoyé par la transversale avant d'être repris victorieusement par Sergio Ramos, mais l'Espagnol a été signalé hors-jeu à juste titre. Il s'en est fallu de quelques centimètres. Le symbole d'une rencontre qui, malgré la supériorité olympienne, s'est jouée à quelques centimètres.

La stat : 12

Le Vélodrome l'attendait depuis très longtemps. Le dernier succès à domicile de l'OM face au PSG remontait au tout début de l'ère QSI. Il avait été éclatant (3-0). Mais sur les douze années suivantes, le club phocéen n'était jamais parvenu à battre le rival parisien dans son antre. Cela s'était parfois joué à peu de choses, comme en 2017 avec le coup franc égalisateur d'Edinson Cavani dans les dernières secondes du match. La barre n'avait pas été favorable aux Marseillais ce jour-là. Cette fois, elle l'a été.

La décla : Christophe Galtier (entraîneur du PSG)

La question : Galtier pouvait-il plus se tromper ?

Il n'y avait pas vraiment photo entre Marseille et le PSG. Cela s'est vu sur le terrain. Mais cette image, c'est peut-être le duel à distance entre les deux entraîneurs, Igor Tudor et Christophe Galtier, qui l'illustre le mieux. Celui de l'OM avait un plan cohérent et conquérant, des joueurs qui adhèrent totalement à sa philosophie de jeu et cela s'est totalement ressenti dans l'expression collective des Olympiens. En face, celui du PSG, bien trop frileux, n'a rien montré.
Galtier s'était déjà trompé dans sa composition, privant Paris d'un élément capable de prendre la profondeur alors que le pressing très haut de l'OM appelait à profiter de cette opportunité. Quand il a corrigé le tir à l'heure de jeu, il était déjà trop tard car Marseille a reculé pour fermer les espaces avec l'avantage au score. Ses joueurs ne l'ont pas aidé en multipliant les erreurs techniques. Mais Galtier ne les avait clairement pas mis dans les meilleures conditions.
L'entraîneur parisien a été inférieur dans la bataille tactique mais aussi dans le leadership. Il n'est jamais parvenu à insuffler cet état d'esprit de révolte à ses hommes quand Tudor parvient si facilement à galvaniser ses troupes. Que son PSG battu collectivement, c'était prévisible. Qu'il soit battu dans l'envie, c'est moins explicable. Tudor a été à la hauteur de l'événement. Pas Galtier. C'était son premier match d'un mois crucial jusqu'au 8e de finale retour de Ligue des champions face au Bayern Munich. Il l'a totalement manqué.
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